Le projet pédagogique

Inspirée des Pédagogies Montessori, Freinet, Reggio Emilia et de la Pédagogie Positive

La place de l’enseignant

L’éducateur est l’accompagnateur de l’enfant qui a pour tâche d’explorer et de découvrir (à nouveau) le monde avec l’enfant. Convaincu du potentiel de chacun, l’adulte travaille à partir de l’enfant pour respecter la manière personnelle et unique selon laquelle l’enfant se développe.

L’adulte crée une atmosphère de bien-être, de confiance et de dialogue, il écoute l’enfant et l’observe, soutient, par son propre intérêt et son accompagnement actif, les découvertes de l’enfant, il met au service de celui-ci les ressources nécessaires à ses activités, communique et relate en équipe les progrès expérimentaux accomplis par l’enfant, et conseille les parents.

Enfin, il organise le travail tout en laissant la place à l’imprévu, il sait improviser face aux envies des enfants et sait donner des tâches qui auront pour objectif de les responsabiliser car il doit avant tout l’aider à devenir autonome.

Il doit tout mettre en œuvre pour que les enfants organisent par eux même leur quotidien à l’école, les responsabiliser à toutes les tâches et devoirs présents à l’école. Et ceci pour l’accompagner à devenir le citoyen responsable et réfléchi de demain.

 

La place de l’enfant

Chaque enfant est riche et compétent. Les enfants sont curieux et aiment apprendre et se développer.

Ceci l’amènera à :

 

L’environnement

L’environnement immédiat est conçu et adapté à la taille, aux besoins et aux envies des enfants. Des espaces qui éveillent et stimulent les 5 sens, offrent une palette d’activités multiples et font la part belle à la créativité et à l’expérimentation. L’environnement extérieur, le temps passé dans la nature, la rencontre et la découverte de lieux et de personnes passionnantes dans la région participent également à l’éveil et à l’enrichissement.

L’école s’attache donc à offrir :

Par l’affichage, l’école devient habitée et particulière. Les photos montrent aux parents ce que les enfants vivent à l’école, ce qui les occupent. Leurs dessins sont conservés, illustrés de photos, et ce que disent les enfants est également retranscrit. Les thèmes des activités sont documentés par des posters, par des livres… Cette documentation est le miroir de la vie quotidienne des enfants.

Enfin, la salle de classe est organisée de façon à faciliter à la fois le travail individuel pour que l’enfant travaille son autonomie et offre en même temps des espaces pour le travail en groupe ainsi qu’un espace réservé au regroupement des élèves.

 

L’organisation

Pour que les enfants se sentent impliqués et acteurs dans leur école, ils doivent par eux-même ressentir le besoin de règles ; ce qui les amène à les inventer et à  les mettre en place.

La mise en place d’ « un conseil » quotidien leur permet d’émettre des idées, des propositions, de gérer par eux-mêmes les conflits, de féliciter les progrès et les réussites. Ce conseil est géré par les élèves au service de l’école.

Au quotidien, les enfants participent à la vie de l’école grâce à la roue des métiers. Chaque jour un enfant se voit confier une tâche indispensable au bon déroulement de la journée. Le but étant toujours de rendre les enfants autonomes et responsables.

Organiser et respecter par eux même les temps et les actes d’autonomie leur permet de relever quotidiennement des défis, ils se sentent ainsi maître de leur apprentissage.

L’enseignant les accompagne à faire seul !

 

La relation avec les parents et avec l’extérieur

Une relation forte de confiance et de partage entre l’équipe pédagogique, les familles et les enfants, est nécessaire pour accompagner au mieux les enfants dans leur épanouissement et leur apprentissage, qui ne s’arrête ni aux portes de la maison ni à celles de l’école mais qui est un voyage continu.

Au jour le jour, les parents ont une place très importante et nous tentons de les intéresser de mille manières à la vie de l’école. Après une procédure intensive pour apprendre à se connaître, nous conservons un contact quotidien via le cahier de vie ou des expositions à l’école, dans lequel est inscrit tout ce que l’enfant a fait et vécu durant sa semaine.

Il existe aussi un « livre des souvenirs », avec les photos des personnes et des choses qui sont importantes pour l’enfant : papa, maman, la maison … Le livre retourne à la maison pour que les parents puissent le regarder et éventuellement y rajouter eux-mêmes quelque chose.

Nous sommes aussi ouverts aux réunions de parents et à toutes les discussions concernant ce que les enfants (et leurs parents) attendent de l’école.

Pour nourrir tous ces univers, l’équipe pédagogique s’entoure aussi d’artistes, de personnes de cultures différentes, d’artisans et autres professionnels qui viennent transmettre aux enfants et partager avec eux leur art, leurs compétences et leurs passions dans le cadre de projets à plus ou moins long terme (projet école, concours…).

 

Place de l’évaluation

L’enfant est encouragé à prendre des initiatives, émettre des opinions, proposer des solutions et des réponses aux questions et aux problèmes posés. C’est impossible s’il est inhibé par la peur de l’échec. Il faut que le “challenge” ait été préparé, qu’on ait aidé l’enfant à mettre toutes les chances et le maximum d’atouts de son côté. S’il échoue ou fait des erreurs, ce n’est pas grave : il va travailler, progresser, réussir plus tard.

Les évaluations se font donc entre l’enfant et lui-même : « Bon, où est-ce que j’en suis ? » ou entre l’enfant et l’enseignant, dans un dialogue constructif et non censeur.

Le fait que l’erreur ne soit ainsi qu’un passage, un tremplin pour rebondir, est renforcé par le fait que l’on ne passe pas son temps en contrôles et par l’absence de notes. Ainsi, le mode de correction est lié au droit à l’erreur et à l’encouragement à progresser. S’il n’y a pas de notes, c’est parce qu’elles ne servent qu’à mettre les enfants en compétition, à humilier les plus faibles et à les renfoncer dans leur échec. Cela ne signifie pas qu’il ne doit y avoir aucune signalisation des erreurs. Il est nécessaire de préciser quand quelque chose est inexact ou incomplet. Sinon, comment l’enfant pourrait-il savoir où et comment progresser ? L’essentiel est d’encourager l’enfant et de lui indiquer comment rectifier. Il faut aussi valoriser ses succès lorsqu’il a fait un effort.

De même, les corrections sont une aide et non une sanction. “La maman ne gronde jamais son enfant parce qu’il a mal prononcé un mot ou qu’il est tombé lors de ses premiers pas. Elle sait intuitivement que l’enfant, par nature, fait tout son possible pour réussir car l’échec le déséquilibre. S’il a fait une faute, c’est qu’il n’a pu faire autrement. Notre rôle d’éducateur est semblable : non corriger, mais aider à réussir et à dépasser les erreurs. L’attitude aidante est la seule valable en pédagogie.”